Ma rencontre avec Christian s’est faite dans un contexte de catastrophe capillaire comme celles qu’il a dû certainement voir très souvent au cours de sa carrière. Si pour lui, c’est peut-être business as usual, ces catastrophes relèvent parfois de la fin du monde pour les victimes.

En tout cas, ce l’était pour moi ce jour d’automne où j’ai poussé la porte du salon ICÔNE Coiffeurs-Visagistes pour la toute première fois. Je n’en étais pas à ma seule et unique expérience désastreuse. Je pourrais même écrire un livre à ce sujet et je me pince chaque jour d’avoir encore des cheveux sur la tête. Anyway. Cette fois-ci, pour faire une histoire courte, ma coiffeuse à qui je confiais ma tête pratiquement les yeux fermés depuis plusieurs années s’était soudainement transformée en bourreau.

Elle m’avait achevée d’un coup de ciseaux et de mauvaise couleur. À l’époque, j’avais des cheveux qui me tombaient au niveau de la nuque, que j’essayais de faire pousser tant bien que mal. Aussi, j’étais sur la voie d’obtenir un roux aux reflets dorés. Bref, tout allait bien.

Alors, que s’est-il passé ce samedi matin? Je n’en sais fichtrement rien. Le souvenir que j’en ai est que je suis ressortie du salon, moins riche, la mine basse et le moral en berne. Plutôt que d’arborer une couleur qui pète le feu, mes cheveux étaient d’un châtain terne avec quelques timides reflets de je ne sais quelle couleur. Mon reflet dans mon miroir, de face, de dos, de haut m’a confirmé le verdict. Une catastrophe. Déboussolée, je me suis rendue directement chez mon ami Jean Coutu qui, lui, allait certainement me proposer une solution et un remède à mon mal-être. J’ai opté pour un combo teinture avec mèches que j’ai appliqué illico presto de retour à la maison. Après cette deuxième teinture dans la même journée, je savais en mon for intérieur que le résultat n’était pas très concluant. Le lundi matin, parce qu’il ne s’agissait pas d’un cas de maladie, il a bien fallu se rendre au travail et affronter le regard de mes collègues. Leur surprise, loin d’être enthousiaste, m’a confirmé le même verdict : une catastrophe.

Un sauveur : Christian

L’une d’elles m’a conseillé d’aller voir son coiffeur en qui elle avait une totale confiance et qui allait certainement pouvoir m’aider. Le midi même, je rencontrais Christian Livet qui, avec sa patience, son flair et son expertise, a su rectifier un peu le tir – en soi un petit miracle considérant la situation – et recomposer au fil de mes visites la coupe et la couleur de mes cheveux. Si je ne fais pas encore tourner les têtes sur mon passage, cela ne saurait tarder…

Photo Lydie Coupe

Initialiste : Des gouttes miracle

Christian n’est pas la seule explication à ce renouveau. Il y a aussi Initialiste de Kérastase, un sérum régénérateur capillaire. Je suis tombée dedans ou dessus, comme vous voulez.

Kerastase_Initialiste

Facile à utiliser avec sa petite pipette à gouttes que l’on met sur le cuir chevelu suivi d’un massage, ce produit dit révolutionnaire agit directement sur la follicule du cheveu en y injectant en quelque sorte des cellules végétales. Trois à quatre semaines plus tard, j’ai commencé à voir une différence. Mes cheveux étaient moins cassants et semblaient régénérés. Je dirais même qu’ils poussaient enfin. Ne pensez pas que j’hallucine. Des amies me font souvent remarquer l’éclat de mes cheveux depuis que j’utilise ce produit. Pourquoi s’en priver, surtout que son prix est relativement raisonnable, 50 dollars environ, et que son flacon permet une application régulière pendant deux ou trois mois. L’essayer, c’est l’adopter!